lundi 22 février 2016

Prévention spécialisée : rétablissons la vérité !

Depuis plusieurs semaines l’opposition de gauche polémique sur les nouvelles orientations de la prévention spécialisée décidées par notre majorité. Le débat sur les choix politiques du Département est légitime mais ne doit pas être alimenté par des approximations et des propos inutilement alarmistes. Rappelons donc quelques faits.
Le gouvernement socialiste de François Hollande, contraint de trouver des économies à cause de sa mauvaise gestion, a pris la décision de baisser les dotations des collectivités locales de 1,5 milliards d’euros mettant ainsi en danger 40 000 postes associatifs en France. L’Isère est touchée, comme toutes les autres collectivités, et est donc contraint de se recentrer sur ses missions prioritaires, afin de répondre à la forte augmentation des dépenses de solidarités. La loi NOTRe, présentée par André Vallini, réduit en outre les compétences des départements.
Contrairement à ce qui est faussement affirmé, le Département assume ses responsabilités en matière de protection de l’enfance avec un budget de 149 millions d’euros en 2016, soit 14 millions de plus qu’en 2015. Plus de 6 millions d’euros sont consacrés à la prévention spécialisée.
Nous faisons aujourd’hui le choix d’exiger une plus grande rigueur dans l’évaluation des actions menées par les associations financées par de l’argent public et de redéployer les éducateurs de rue, concentrés sur la métropole grenobloise, dans l’ensemble du département, en particulier dans les zones rurales.
Le dialogue a été engagé en amont avec toutes les associations et tous les élus concernés et se poursuit malgré la volonté d’une minorité de faire de ce dossier une question de politique politicienne.
Au-delà de la question de la prévention spécialisée, la majorité départementale a engagé une action globale en faveur de la jeunesse iséroise avec, notamment, la gratuité des transports scolaires, une politique d’investissement en faveur des collèges et la mise en place de contrats éducatifs.
Nous n’avons pas l’intention de remettre en cause l’action de terrain et de médiation auprès de jeunes en voie de marginalisation. Bien au contraire, nous tentons, avec pragmatisme et volontarisme, de pérenniser et d’améliorer nos politiques de soutien aux plus fragiles. Nous le ferons avec responsabilité et respect et nous attendons de tous la même attitude.

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